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De l’ERP au Best of Breed : une mutation en 10 points

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Rationaliser les processus et gagner en productivité est bien entendu un des objectifs phare des entreprises.

Pour ce faire, l’informatique est venue très tôt jouer son rôle. Des logiciels développés en interne, aux ERP et à leur complexité, les entreprises se sont orientées vers une uniformisation de la gestion des données, en renonçant en partie à la liberté de gérer les problématiques informatiques de chaque service de façon indépendante.

Ceci jusqu’à ce que naisse un nouveau concept de logiciel, les Best of Breed. C’est cette histoire que nous allons vous raconter, celle d’une mutation du logiciel d’entreprise en 10 points.

1.Définition

Tout d’abord, une petite définition : le mot ERP vient de l’anglais, Enterprise Resource Planning, ce qui signifie : Planification des ressources de l’entreprise. En français, on utilise également le terme PGI (Progiciel de gestion intégré), bien qu’il soit moins commun.

En somme, un ERP est un logiciel qui a pour but d’homogénéiser le système d’information d’une entreprise et de lui permettre d’effectuer sa gestion. Un ERP forme ainsi un tout, mais se décompose donc en module interdépendants les uns des autres (module des achats, module des ventes, gestion comptable, gestion de production ou encore gestion de stock…)

 

2. Historique

C’est dans les années 70 que les entreprises commencent à utiliser l’informatique pour automatiser leurs procédures. Généralement, elles utilisent des applications développées en interne, et qui ne sont pas connectées entre elles. Mais dans les années 80, les problématiques de manque d’intégration de ses applications deviennent une évidence.

Dans les années 90, l’ERP se développe, avec pour objectif d’uniformiser et de centraliser les données dans une base unique, un usage qui se généralise de plus en plus et qui aboutit à la naissance des grands éditeurs d’ERP.

 

3. Caractéristiques

Au nombre des principales caractéristiques des ERP, on peut relever le fait que :

  • un ERP dispose d’une seule base de données,
  • un ERP est généralement divisé en modules, correspondant à des domaines de gestion,
  • les modules de l’ERP sont interconnectés, et modifier une entrée dans l’un des modules impacte les autres modules qui pourraient y être reliés.

 

4. Avantages

Les avantages de l’ERP sont évidents :

  • gain de temps, grâce notamment à la centralisation des données
  • diminution des erreurs et des doubles saisies
  • diminution des pertes de données
  • réduction des falsifications humaines

 

5. Inconvénients

Sur le papier, l’ERP est l’outil idéal. Mais très vite des inconvénients à l’utilisation des ERP vont apparaître :

Parce qu’ils sont lourds et complexes,

  • ils nécessitent généralement une mise en place coûteuse,
  • leur apprentissage par les collaborateurs est difficile et un accent doit être mis sur le suivi et l’accompagnement,
  • il est difficile de les faire évoluer,
  • il n’est pas possible de remplacer ou de modifier les modules par ceux d’un autre éditeur en cas de problème avec un module en particulier,
  • il est rare que tous les modules d’un même ERP soient de même niveau tant sur le plan de la qualité des développements que sur celui de la richesse fonctionnelle.
  • De plus, parce qu’ils couvrent tous les domaines et tous les processus de l’entreprise, ils induisent un rapport de dépendance fort vis à vis de l’éditeur.

 

6. Problématique

Quelle est la problématique des ERP ? Colosses aux pieds d’argiles, les ERP se doivent d’évoluer avec leur temps. Désormais, l’heure est à l’agilité.

Les entreprises ne veulent plus être bridées par des outils représentant des investissements lourds, des outils qu’il sera difficile de changer en cas de non adéquation avec les besoins de l’entreprise, ou d’un problème avec l’éditeur (manque de support, absence de mises à jours ou de maintenance, pannes répétées etc.)

La sécurité d’un investissement réalisé réside ainsi dans la possibilité de se désengager en cas de problème, dans le fait de pouvoir gérer indépendamment les investissements logiciels pour chaque secteur de l’entreprise, ou encore, dans le fait de pouvoir mettre en concurrence chaque domaine de gestion avec d’autres logiciels de la même catégorie.

 

7. Le best of Breed : le remplaçant des ERP

Ainsi, les éditeurs vont avoir l’idée de destructurer l’ERP, pour créer des logiciels spécifiques dans chacun des grands domaines de gestion de l’entreprise. Une nouvelle notion apparaît dans le monde du logiciel professionnel : le Best of Breed, ce qui signifie littéralement « le meilleur de sa catégorie ».

On appelle de cette façon des logiciels qui contrairement aux ERP, cantonnent leurs fonctionnalités à un service précis de l’entreprise, comme la gestion de la formation, la gestion des stocks ou encore, la gestion commerciale.

 

8. Les inconvénients des Best of Breed

A la différence de l’ERP, les Best of Breed sont ainsi multiples au sein d’un même système d’information. Ce qui pourrait être un défaut majeur, puisque c’était le principal atout des ERP que de limiter les saisies en centralisant les données dans une seule base de données.

Mais voilà, l’informatique et le développement logiciel ayant également évolués, ceci ne représente plus un problème insurmontable, dans la mesure où l’on s’assure que les différents logiciels utilisés par les différents services soient interconnectables entre eux (on parle alors d’interopérabilité).

 

9. Les avantages des solutions Best of Breed

Parmi les avantages des logiciels Best of Breed, on parlera tout d’abord de la possibilité pour l’entreprise de pouvoir disposer du meilleur de ce qui se fait en matière de logiciel pour chaque service. C’était un luxe que ne pouvait se permettre les entreprises lorsqu’elles utilisaient un ERP.

En effet, il arrivait souvent que l’ERP soit bon dans un ou plusieurs domaines en particulier, au détriment des autres. Il était alors nécessaire pour l’entreprise d’effectuer des choix ou des renoncements.

Les avantages des Best of Breed, c’est qu’ils offrent beaucoup plus de souplesse et d’agilité. Ils sont plus rapide et facile à mettre en place et moins coûteux. Leur développement et leur évolution bénéficient ainsi de cette souplesse, pour des produits mieux adaptés aux besoins des utilisateurs et en phase avec les évolutions de l’environnement des entreprises.

 

10. Les Best of Breed et la mission du DSI

Ainsi, lorsque l’entreprise fait le choix de Best of Breed en lieu et place d’un ERP,c’est la mission du DSI que de s’assurer de la cohérence du système d’information, en vérifiant la compatibilité entre les différents logiciels et un possible échange de données, et en effectuant le suivi et la gestion du parc logiciel et de ses licences.

S’écartant du rôle de simple superviseur de la bonne marche du système d’information, le DSI endosse un rôle de conseil pour permettre à chaque service de l’entreprise de disposer d’un système informatique le plus performant possible.

Parce que l’agilité et l’évolutivité du système d’information est un enjeu clé de la compétitivité des entreprises, il y a fort à parier que le Best of Breed s’impose dans une majorité de structures, au détriment des ERP. Et parce que cette volonté d’agilité et de liberté sur le plan technique et fonctionnel va de pair avec une volonté d’agilité sur le plan budgétaire, on peut également supposer que les applications Best of Breed représentent une des tendances les plus prometteuses du marché des logiciels professionnels.

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