la clé pour que votre salaire ne soit pas inférieur si vous travaillez en sous-traitance

L'article 42 du Statut des Travailleurs est l'un des concepts juridiques les plus importants qui protègent les salariés qui travaillent dans des entreprises sous-traitées ou sous-traitées en Espagne. Bien qu'il s'agisse d'un article présent dans le Statut comme beaucoup d'autres, il est chargé de réglementer la sous-traitance de travaux et de services liés à l'activité de l'entreprise contractante, et réglemente les droits des salariés qui y travaillent.

Grâce à lui, il est garanti que les travailleurs sous-traitants bénéficient des mêmes conditions de travail et de salaire que les travailleurs de l'entreprise principale pendant toute la durée de la prestation des services. Cela signifie que même si vous travaillez pour une autre entreprise, vos droits sont protégés et peuvent être revendiqués s'ils ne sont pas respectés.

La réforme de 2021, par le biais du décret-loi royal 32/2021, non seulement souligne, mais dicte également explicitement l'égalité salariale et le traitement contractuel comme un droit fondamental pour tous les travailleurs contractuels et sous-traitants. Le tout dans le but d’assurer des conditions justes et transparentes à ses salariés. Examinons donc cet article de plus près pour voir son rôle exact dans l'environnement de travail et pourquoi les travailleurs en bénéficient.

Ce qui régit l'article 42 du Statut des travailleurs

Article 42 du Statut des travailleurs. Capture d'écran : BOE.

L'article 42 du Statut des travailleurs réglemente le externalisation de travaux et de services dans les entreprises. Il établit que lorsqu'une entreprise contracte ou sous-traite des services appartenant à sa propre activité, elle doit garantir que les travailleurs sous-traités bénéficient des mêmes conditions que les salariés directs de l'entreprise.

Et ces conditions comprennent, entre autres aspects :

  • Rémunération.
  • Temps de travail.
  • Pauses.
  • Protection contre les risques professionnels.
  • Droits liés à la maternité et à la paternité.

Cette obligation implique donc que l'entreprise principale et le sous-traitant partagent un responsabilité solidaire sur les conditions de travail et d’emploi. En pratique, cela protège le travailleur contre un éventuel non-respect de la part de l'entreprise de services et évite toute inégalité entre les travailleurs qui exercent la même fonction. Quelle que soit l'entreprise à laquelle vous appartenez.

En outre, l'article lui-même établit également l'importance pour les entreprises qui embauchent ces travailleurs d'être conscientes de leurs obligations envers la sécurité sociale. De même, l'accord qui s'appliquera à ces travailleurs sera celui de l'entreprise principale, et non celui de l'entreprise qui le sous-traite. Ce qui renforce l’égalité entre salaires et conditions.

Droite Qu’est-ce que cela signifie en pratique ? Exemple
Rémunération Vous devez percevoir le même salaire (base et suppléments) qu'un salarié direct de l'entreprise principale de votre même catégorie. Si un salarié direct gagne 1 800 €/mois par convention, vous ne pouvez pas facturer 1 500 € pour le même travail.
Temps de travail et pauses Votre journée de travail, votre horaire, vos pauses, vos vacances et vos jours fériés doivent être identiques à ceux de l'effectif principal. Ils ne peuvent pas vous obliger à travailler plus d'heures ou à avoir moins de jours de vacances que vos collègues directs.
Protection des risques professionnels L'entreprise principale est co-responsable de votre sécurité et de votre santé, et doit garantir les mêmes mesures de protection. Ils doivent vous fournir le même équipement de protection individuelle (EPI) que le reste du personnel.
Droits de maternité/paternité Vous avez accès aux mêmes permis, réductions d’heures et protections contre le licenciement que les travailleurs directs. Votre droit au congé pour allaitement ou à la réduction du temps de travail est ce qui est établi dans l'accord de l'entreprise principale.

La réforme de l'article 42

Avec le Décret-loi royal 32/2021de mesures urgentes pour la réforme du travail, est celui qui a modifié plusieurs préceptes clés dudit article. Premièrement, il lui incombait d'établir que la convention collective applicable aux travailleurs sous-traitants, comme nous l'avons mentionné précédemment, était celle du secteur d'activité de l'entreprise contractante. A moins que ce dernier ne dispose d’une convention collective spécifique à l’entreprise, auquel cas celle-ci prévaudra.

De plus, cette règle a également introduit la section 6 de l'article. Lequel, à terme, vise à éliminer toute pratique abusive et à protéger un secteur de plus en plus important de travailleurs vulnérables à la précarité de l’emploi.